Une liste d'épicerie que nos diététistes-nutritionnistes approuveraient
Trente articles ordinaires, sans magasin spécialisé.
Les gens s’attendent parfois à ce que la liste d’épicerie d’une diététiste-nutritionniste soit pleine de choses dont ils n’ont jamais entendu parler. Des grains anciens. Une poudre dans un pot. Quelque chose au long nom, dans une allée au fond d’un magasin situé à quarante minutes de route.
Cette liste est tout le contraire. Tout ce qu’il y a dessus se trouve dans un supermarché canadien ordinaire, y compris les magasins à rabais. La plupart de ces aliments se vendent au pays depuis des décennies. Une bonne partie est surgelée ou en conserve.
C’est voulu. Une liste n’est utile que si vous pouvez vraiment l’acheter, une semaine normale, à un prix normal, au magasin où vous allez déjà.
L’allée des surgelés, en premier et c’est voulu
L’hiver est long ici. De novembre à mai, les légumes et les fruits frais voyagent de loin, coûtent plus cher et sont souvent fatigués quand ils arrivent sur la tablette. Les aliments surgelés sont cueillis puis congelés rapidement, gardent le même prix toute l’année et attendent au congélateur au lieu de ramollir dans le bac à légumes.
- Mélange de légumes surgelés. Se met dans n’importe quoi.
- Petits pois verts surgelés. Pas chers, et cuits en quelques minutes.
- Brocoli ou chou-fleur surgelé. Rien à parer, rien à jeter.
- Épinards hachés surgelés. S’ajoutent aux soupes et aux œufs.
- Petits fruits surgelés. Bien moins chers que les frais en février.
- Filets de poisson surgelés. Cuisent au four sans décongeler.
Les marques du magasin, ici, c’est le même aliment. Les petits pois surgelés du sac à étiquette jaune sortent du même genre de chaîne que ceux qui ont un dessin animé sur le devant.
L’allée des conserves
Les légumineuses et le poisson en conserve comptent parmi les protéines les moins chères du magasin, ils se gardent un an ou plus, et ils ne demandent aucune préparation à part ouvrir la boîte. Rincer les légumineuses en conserve sous le robinet enlève une bonne partie du sel, si ça compte pour vous.
- Pois chiches en conserve. Salades, caris, rôtis au four.
- Lentilles en conserve. Déjà cuites, prêtes à servir.
- Haricots noirs ou rouges en conserve. Chili, bols de riz, soupe.
- Tomates en dés en conserve. La base de bien des soupers.
- Thon en conserve. Sandwichs, pâtes, tel quel.
- Saumon en conserve. Avec les arêtes, ou sans peau si vous préférez.
Les légumes et les fruits qui durent
Le frais n’est pas toujours cher. Ces six-là se gardent des semaines, pas des jours, alors un sac acheté le samedi est encore bon le jeudi suivant.
- Carottes. Un gros sac coûte très peu.
- Oignons. Se gardent un mois dans une armoire.
- Chou. Une tête fait plusieurs repas.
- Pommes de terre. Pas chères, nourrissantes, familières.
- Pommes. Cultivées au Canada une bonne partie de l’année.
- Oranges. Meilleur prix et meilleure qualité en hiver.
Rien sur cette liste n’est un idéal lointain. C’est ce qui est déjà dans la circulaire.
Le mur des réfrigérateurs
Ces quatre-là sont les protéines les plus rapides du magasin, et ils conviennent aux gens qui cuisinent pour une maisonnée aux goûts différents.
- Œufs. Rapides à toute heure.
- Yogourt nature. Un gros contenant coûte moins cher que les petits pots, et vous décidez ce que vous mettez dedans.
- Lait. Le genre que votre maisonnée boit.
- Fromage en bloc. Moins cher au gramme que le fromage râpé.
La tablette du garde-manger
Les céréales et les provisions de base comptent parmi les aliments les moins chers d’une épicerie canadienne, et ils font durer tout le reste de cette liste.
- Flocons d’avoine à grands flocons. Un gros sac coûte moins cher qu’une boîte de n’importe quoi.
- Riz brun. Se garde longtemps dans son sac.
- Pâtes de blé entier. Cuisent comme n’importe quelles pâtes.
- Pain de grains entiers. Se congèle bien, alors un rabais vaut la peine.
- Beurre d’arachide. Sur des rôties, avec des pommes, une cuillère à 16 h.
La tablette du goût
Une liste d’ingrédients tout simples devient lassante s’il n’y a rien pour les cuire et rien pour les assaisonner. Ces trois-là font presque tout ce travail.
- Huile de canola. Faite au Canada, et le prix suit.
- Ail. Frais ou en pot, haché, les deux font l’affaire.
- Moutarde. Sandwichs, vinaigrettes, marinades.
Ça fait trente articles. Aucun ne vient d’un magasin d’aliments naturels.
Au sujet du coût
Quelques points à dire simplement, parce que le prix des aliments au pays n’est pas une petite affaire ces temps-ci.
Les conserves et les surgelés ne sont pas une version moindre du frais. Ce sont des aliments qui ont été cueillis, puis conservés. S’ils viennent en premier sur cette liste, c’est parce qu’ils coûtent habituellement moins cher et qu’ils ne s’abîment pas pendant que vous êtes occupé. Ça fait deux vrais avantages, pas un compromis.
Les marques du magasin, c’est le même aliment. La compagnie qui fait la grande marque fabrique souvent la marque du magasin dans la même usine. La différence est dans l’emballage et dans le budget de publicité.
Et un sac de légumes surgelés ne se gâte pas dans le bac à légumes. Un aliment jeté sans avoir été mangé, c’est l’aliment le plus cher qui soit. Acheter surgelé est l’une des rares façons de dépenser moins et de gaspiller moins en même temps.
Là où cette liste ne s’applique pas
Certaines personnes ont besoin d’une autre liste. Si vous vivez avec une maladie rénale, si vous avez de la difficulté à avaler, si vous avez des allergies alimentaires ou si vous suivez une diète médicale précise, des parties de celle-ci peuvent ne pas vous convenir. Votre diététiste-nutritionniste peut l’ajuster à ce que votre corps et votre traitement demandent vraiment, et c’est une conversation tout à fait normale à avoir.
Rien ici ne traite ni ne contrôle un problème de santé. L’épicerie, c’est l’épicerie. Ce qu’elle fait, c’est rendre plus facile la préparation de repas que vous aimez, avec le budget et l’horaire que vous avez.
Par où commencer
Trente articles, c’est beaucoup à rapporter d’un coup, et il n’y a aucune raison de le faire.
Choisissez-en cinq. Idéalement cinq que vous connaissez déjà, dans le groupe qui convient le mieux à votre semaine. Les légumes surgelés et les légumineuses en conserve sont un bon point de départ, parce qu’ils attendent tranquillement jusqu’à ce que vous en ayez envie.
Si vous êtes membre de 360Care, apportez votre vrai reçu ou votre vraie liste à votre prochain rendez-vous avec la diététiste-nutritionniste. Ce que vous achetez déjà est un bien meilleur point de départ qu’une liste qu’on vous a remise.
